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Étude de cas :
10 pop-up stores, l’écran avant le mobilier

Études de casPublié le Mis à jour le Par HYPERVISUAL

Cette étude de conception décrit comment HYPERVISUAL a proposé d’équiper dix pop-up stores identiques en Suisse : un écran 32″ portrait dont les dimensions ont été fixées avant le dessin du mobilier, une flotte connectée en 4G et pilotée depuis un seul CMS, et une option de reconnaissance d’audience anonyme avec DATAVSN. Elle montre pourquoi, sur un projet d’intégration multi-sites, l’ordre des décisions compte plus que le choix des marques.

Sur cette page

Points clés

  • Dix pop-up stores identiques à équiper simultanément en Suisse, un écran 32″ portrait par site : un parc homogène piloté d’un point unique
  • La décision structurante du projet : figer d’abord les dimensions de l’écran et laisser les fabricants de mobilier dessiner leurs structures autour, soit l’inverse du piège classique
  • Dalles haute luminosité de 1’000 nits avec capteur de luminosité ambiante : lisibles en centre commercial, sans éblouir en fin de journée
  • Player Android industriel sans ventilateur, avec 4G LTE intégré : aucune dépendance au réseau du lieu d’accueil
  • Gestion de flotte à distance dans le CMS du client : état des players, redémarrage, mises à jour OTA et diagnostic sans déplacement
  • Option de reconnaissance d’audience anonyme avec DATAVSN : le même matériel, activé par logiciel, pour savoir quel public la campagne touche réellement, pas seulement combien de personnes
  • Conformité conçue en amont : LPD, AI Act européen et réglementation sectorielle documentés dans une note juridique remise avec l’offre

Étude de conception : projet mené pour une marque internationale du secteur du tabac, dans le cadre du déploiement d’un réseau d’espaces d’essai éphémères en Suisse. Le client n’est pas nommé. Cette étude documente la phase de conception et d’avant-projet.

La demande : dix lieux, une seule image de marque

Le client prépare le lancement d’un réseau de dix pop-up stores identiques dans des centres commerciaux et des kiosques suisses. Chaque espace intègre un écran vertical dans un mobilier dessiné par un bureau d’études. La durée d’exploitation prévue est de deux à trois mois par site, avec une possibilité de pérennisation. Les écrans et les players sont proposés à l’achat, pas à la location.

Trois contraintes structurent le projet. L’homogénéité d’abord : dix sites, un seul contenu de campagne, une seule interface de pilotage ; l’équipe marketing du client doit pouvoir programmer l’ensemble du parc sans dépendre de personne. L’autonomie ensuite : les emplacements sont loués pour quelques semaines, il est donc exclu de dépendre du réseau informatique de chaque centre commercial. L’intégration enfin : l’écran disparaît dans le mobilier au lieu d’être posé dessus.

Une décision a tout simplifié : l’écran avant le meuble

Sur les projets de mobilier intégrant un écran, le scénario d’échec est toujours le même : le meuble est dessiné, produit, livré, et l’écran choisi ensuite ne rentre pas, ou laisse des jeux disgracieux qui trahissent l’assemblage.

Nous avons proposé l’approche inverse. Les dimensions exactes de la dalle (cadre hors-tout, zone visible, épaisseur) ont été figées en premier, sur la base d’un écran open frame 32″ portrait fabriqué sur mesure. Ces cotes ont ensuite été transmises au bureau d’études, et l’appel d’offres mobilier du client impose désormais aux fabricants de dessiner leurs structures autour de l’écran.

Un écran open frame est un moniteur professionnel livré sans habillage, précisément destiné à être encastré. Associée à cette inversion du processus, la solution permet un affleurement parfait dans les dix meubles, quel que soit le fabricant retenu.

L’architecture technique

Luminosité asservie à l’environnement

Un centre commercial est un environnement lumineux changeant : verrières, éclairage commercial, vitrines voisines. Les dalles retenues atteignent 1’000 nits (environ trois fois plus qu’un écran grand public) et embarquent un capteur de luminosité ambiante qui ajuste l’intensité en continu. L’image reste lisible aux heures de pointe et cesse d’éblouir quand l’environnement s’assombrit, ce qui réduit aussi la consommation et préserve la durée de vie de la dalle.

Un player industriel, pas un stick multimédia

Chaque écran est piloté par un player Android industriel sans ventilateur, en boîtier aluminium usiné, prévu pour fonctionner en continu. Le choix décisif : le module 4G LTE est intégré nativement au player. Chaque site est autonome en connectivité dès la pose : aucune négociation d’accès réseau avec dix gestionnaires de centres commerciaux différents, aucun câblage à tirer dans un espace loué pour huit semaines.

Dix écrans, une console

Le parc entier se pilote depuis un CMS central : création des campagnes, planification par site ou pour l’ensemble du réseau, contrôle de diffusion. Le client produit ses contenus en interne ; la plateforme les distribue et en vérifie la lecture. L’équipe du client gère aussi la flotte depuis la même interface : état de chaque player, redémarrage à distance, mises à jour OTA, diagnostic sans déplacement. Sur un réseau éphémère multi-sites, chaque intervention physique évitée compte double.

Un stock de pièces de rechange (écrans, players, caméras) est conservé dans nos locaux de Fribourg : en cas de panne, l’unité est remplacée, pas réparée sur site.

La seconde question : quel public regarde réellement ?

Un réseau d’écrans répond à la question « le message est-il diffusé ? ». La question suivante intéresse davantage une direction marketing : quel public le message touche-t-il, site par site ?

C’est l’objet du second volet de l’offre : la même installation, complétée d’une caméra USB grand angle et d’une activation logicielle de DATAVSN, ajoute une reconnaissance d’audience anonyme pour chaque site : comptage anonyme des passages, taux d’arrêt, temps d’attention, répartition par genre et tranche d’âge, heures de pointe. De quoi comparer les dix emplacements entre eux, ajuster les contenus aux heures réelles de fréquentation et documenter la performance de la campagne avec des mesures plutôt que des impressions.

Le principe d’architecture : tout le traitement s’effectue localement, sur le player, en périphérie. Aucune image n’est stockée ni transmise : le flux de la caméra est analysé à la volée puis détruit au bout de quelques dizaines de millisecondes ; seuls des compteurs statistiques anonymes sont conservés. Pas de reconnaissance faciale. Pas de détection d’émotions non plus : elle a été écartée d’emblée, car son fondement scientifique est contesté et elle n’apporterait rien à la mesure d’audience. Les mesures du système se limitent au comptage anonyme des passages, au taux d’arrêt, au temps d’attention, au genre et à la tranche d’âge ; leur analyse au regard de la LPD et de l’AI Act figure dans la note juridique remise avec l’offre. Une signalétique d’information est prévue à proximité de chaque écran.

La conformité comme livrable, pas comme case à cocher

L’offre remise au client comprend une note de conformité juridique dédiée, couvrant la loi fédérale sur la protection des données (LPD), l’AI Act européen et la réglementation sectorielle applicable au client. Pour une marque internationale opérant dans un secteur réglementé, cette annexe n’est pas un supplément : c’est souvent elle qui permet au projet d’obtenir la validation du service de conformité. Notre étude de cas sur un avatar holographique conversationnel pour une haute école suisse suit le même principe : l’analyse juridique fait partie du projet dès le départ.

Ce que ce projet montre

Trois convictions. D’abord, sur un projet d’intégration, l’ordre des décisions compte plus que le choix des marques : figer l’écran avant le mobilier a éliminé le risque principal du projet. Ensuite, un réseau éphémère se conçoit comme une flotte : 4G native, pilotage central et pièces de rechange transforment dix sites dispersés en un seul système. Enfin, la reconnaissance d’audience anonyme se joue à l’architecture : le traitement en périphérie, sans stockage d’image, est ce qui préserve l’anonymat de la mesure.

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Présentoir MicroLED transparent, un objet réel et une image qui flotte
MicroLED transparent : l’objet est réel, l’image flotte autour de lui.