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Étude de cas :
un avatar holographique en haute école

Études de casPublié le Mis à jour le Par HYPERVISUAL

Cette étude de conception documente la phase de cadrage d’un avatar holographique conversationnel destiné au hall d’accueil d’une haute école publique suisse (l’institution n’est pas nommée). Elle présente l’architecture (rendu 3D en temps réel, modèle de langage hébergé en Suisse avec repli local), le cadrage juridique mené avant l’offre, et la façon dont l’institution tient elle-même à jour les connaissances de l’avatar.

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Points clés

  • Un avatar holographique conversationnel pour le hall d’accueil public d’une haute école suisse : accueil, orientation et informations sur le campus pendant toutes les heures d’ouverture
  • Rendu 3D photoréaliste en temps réel et dialogue vocal naturel, adossés à une base de connaissances propre à l’institution
  • Souveraineté des données comme exigence de conception : modèle de langage hébergé en Suisse, avec repli local sur site en cas d’indisponibilité
  • Aucune donnée personnelle stockée : pas de reconnaissance faciale, pas de profil visiteur, pas d’historique nominatif
  • Le cadrage juridique a précédé l’offre : analyse de conformité complète couvrant le droit cantonal de la protection des données, la LPD, l’AI Act européen et le droit à l’image pour le clonage d’apparence et de voix
  • Base de connaissances éditable par l’institution elle-même après formation : le contenu vit sans dépendre de l’intégrateur

La demande : un accueil qui parle, dans une institution publique

Le hall d’accueil d’un campus voit passer des milliers de personnes : étudiants, visiteurs, candidats, intervenants externes. Les questions sont récurrentes (où se trouve telle salle, comment s’inscrire à tel événement, quels sont les horaires de tel service) et, aux heures de pointe, leur volume sature l’accueil humain, qui doit rester disponible pour les demandes complexes.

L’institution souhaitait un dispositif d’accueil complémentaire : visible, engageant, disponible pendant toutes les heures d’ouverture, capable de répondre en langage naturel aux questions pratiques du campus. En tant qu’établissement public suisse, elle avait en outre deux contraintes non négociables : la conformité au droit cantonal de la protection des données et à la LPD, et une procédure d’acquisition respectant le droit des marchés publics.

Le choix : un avatar holographique conversationnel

La solution conçue est un avatar 3D photoréaliste présenté dans le dispositif holographique HoloBox Nova, animé en temps réel et doté d’une voix naturelle. Le visiteur s’approche, pose sa question à l’oral, l’avatar répond, et l’échange peut se poursuivre, car le système tient une conversation, pas une liste de questions-réponses figées.

Trois briques portent l’expérience. Le rendu : un humain digital animé par un moteur 3D temps réel, dont la qualité de présence fait la différence entre un gadget et un dispositif d’accueil crédible. La compréhension : un modèle de langage qui interprète la question, la reformule et construit la réponse. La connaissance : une base documentaire propre au campus (plans, horaires, procédures, FAQ des services) qui ancre chaque réponse dans la réalité de l’institution plutôt que dans la culture générale du modèle.

La souveraineté comme architecture, pas comme slogan

Pour une institution publique suisse, la question « où la parole des visiteurs est-elle traitée ? » est déterminante. L’architecture retenue y répond à deux niveaux : le modèle de langage principal est exploité par un hébergeur suisse, sur territoire suisse ; et un modèle de repli tourne localement, sur l’ordinateur du dispositif, pour maintenir le service si le modèle principal devient indisponible. Aucune dépendance à un cloud extra-européen pour le cœur conversationnel.

Côté données personnelles, le principe est l’évitement plutôt que la protection après coup : le dispositif ne stocke aucune donnée nominative, ne pratique aucune reconnaissance faciale, ne constitue aucun profil visiteur. Les échanges ne servent que le temps de la conversation, puis disparaissent.

Le juridique d’abord : la méthode qui a structuré le projet

Sur un déploiement d’IA conversationnelle dans un lieu public, l’erreur classique est de traiter la conformité en fin de projet, quand l’architecture est déjà figée. Nous avons fait l’inverse : un audit juridique complet a été mené avant même la rédaction de l’offre commerciale. Notre étude de cas sur un réseau de dix pop-up stores suit le même principe.

Cet audit couvre le droit cantonal de la protection des données applicable à l’établissement, la LPD fédérale (avec HYPERVISUAL en qualité de sous-traitant), l’AI Act européen, et un chapitre spécifique au clonage d’apparence et de voix : lorsqu’un avatar reprend les traits ou la voix d’une personne réelle, le droit à l’image et le consentement se documentent contractuellement, pas verbalement. L’analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) a été identifiée comme obligatoire et intégrée au plan de projet, de même que la signalétique d’information des visiteurs.

Pour l’acquisition, le cadre des marchés publics a lui aussi été vérifié en amont, afin d’établir quelle procédure d’adjudication s’applique : une vérification qui évite à l’institution une mauvaise surprise de procédure en cours de route.

Une base de connaissances qui vit sans nous

La valeur d’un agent d’accueil tient à la fraîcheur de ce qu’il sait. La base de connaissances initiale est construite par nos soins à partir des documents de l’institution (FAQ des services, informations pratiques, procédures d’accueil), puis remise à l’équipe du campus avec une formation dédiée et une documentation utilisateur. L’institution enrichit ensuite sa base en autonomie via l’interface de gestion : un événement ajouté, un horaire modifié, et l’avatar le sait.

Ce que ce projet montre

Trois convictions. D’abord, l’IA conversationnelle en lieu public est avant tout un projet de conformité : l’ordre juridique-puis-technique n’est pas une prudence excessive, c’est ce qui rend le déploiement possible dans une institution publique. Ensuite, la souveraineté se décide à l’architecture : hébergement suisse et repli local ne se greffent pas après coup. Enfin, un avatar d’accueil n’a de valeur que si l’institution peut le nourrir elle-même : la formation et l’autonomie du client font partie du produit.

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  1. Le lieu. Un hall, une boutique, un accueil ou une salle de réunion.
  2. Le rôle. Accueillir et orienter, présenter, répondre.
  3. Ce qu’il doit savoir, et dans quelles langues.
Avatar holographique grandeur nature dans une HoloBox Nova, dans le hall d’un aéroport, un voyageur qui passe
HoloBox Nova : une présence qui écoute, et qui répond.